Index des mots-clés

LA CPI lance un mandat d’arrêt contre l’épouse de Laurent Gbagbo

Publié le 4 décembre 2012

Le 22 novembre 2012, la Cour pénale internationale (CPI) a rendu public un mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo, épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo. L’ex-première Dame de Côte d’Ivoire est poursuivie pour des crimes contre l’humanité commis durant les violences post-électorales. En particulier, elle est accusée d’avoir participé à la commission de meurtres, viols ainsi qu’à d’autres formes de violences sexuelles. Selon le procureur, Simone Gbagbo aurait ordonné la commission de crimes contre les partisans d’Alassane Ouatarra , actuel président de la Côte d’Ivoire et adversaire politique de Laurent Gbagbo lors des dernières élections présidentielles.

Le gouvernement actuel dirigé par Alassane Ouattara s’est abstenu de toute déclaration officielle à ce sujet. Le nouveau ministre ivoirien de la justice et des droits de l’homme, Gnénéma Coulibaly, a indiqué que le gouvernement « prenait acte de cette demande » et que celui-ci indiquera sa position officielle « au moment opportun ».

Cependant, selon certains commentateurs, plusieurs raisons pourraient amener les autorités ivoiriennes à refuser de remettre Simone Gbagbo à la CPI. Madame Gbagbo est actuellement poursuivie au niveau national pour atteinte à la sûreté de l’Etat et infractions économiques. Reconnaître la compétence de la CPI pour la juger pourrait être perçu comme un empiètement sur la justice locale. Plus inquiétant encore pour le gouvernement, le transfert de l’épouse Gbagbo à la Haye confirmerait la coopération de celui-ci avec la CPI. Autrement dit, le régime Ouatarra se verrait sans doute dorénavant dans l’obligation de traduire devant la CPI toute personne poursuivie par celle-ci, y compris les individus de son propre camp. En effet, si les autorités ivoiriennes coopèrent avec la CPI dans l’affaire présente, il leur sera difficile de stopper cette collaboration sans être accusés d’appuyer une justice des vainqueurs, dans le cas où la Cour délivrerait des mandats d’arrêts contre des partisans de Ouatarra.

Il est à espérer que le gouvernement actuel de Côte d’Ivoire acceptera le principe d’une justice pour tous, fondement essentiel au renforcement de la démocratie dans ce pays.

  1. Accueil du site
  2. La Cour pénale internationale
  3. Affaires et situations
  4. Côte d’Ivoire
  5. LA CPI lance un mandat d’arrêt contre l’épouse de Laurent Gbagbo

À propos

72-76, bd de la Villette

75019 Paris
France

La Coalition française pour la Cour pénale internationale (CFCPI) regroupe 43 associations, ordres et syndicats professionnels représentatifs des sensibilités de la société civile aux divers aspects de la justice pénale internationale.

Abonnement à notre lettre d'informations


Warning: Illegal string offset 'email' in /var/www/alternc/c/cfcpi/plugins/auto/abomailmans_2_0/formulaires/abomailman.php on line 16

Warning: Illegal string offset 'nom' in /var/www/alternc/c/cfcpi/plugins/auto/abomailmans_2_0/formulaires/abomailman.php on line 17
    • La newsletter de la CFCPI

Coalition française pour la Cour pénale internationale - CFCPI. Haut de page

Site réalisé avec Spip. Graphisme et développement : christophe le drean.